J’ai Mal… À PROPOS DE LA DOULEUR ET DE LA SOUFFRANCE

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« J’ai Mal! » :

À PROPOS DE LA SOUFFRANCE

ET DE LA DOULEUR

Par Richard LaChance M.ps., Psychologue-Psychothérapeute,

Psychologue Sportif et Préparateur Mental©

Québec, Québec, Canada

 

 

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Exemple 1) La copine de Bernard vient de le laisser, il est en douleur, il est littéralement plié en deux criant à tous ses amis qu’il a mal et que ça vie est maintenant finie à jamais!

Exemple 2) Johanne n’aime vraiment pas aller chez le dentiste. Elle doit y aller demain car elle a un abcès. Curieusement, bien que l’abcès soit toujours là, elle n’a quasiment plus mal, dit-elle, comme si le fait d’aller chez le dentiste la terrorisait plus que sa douleur. Elle annulera, à la dernière minute, son rendez-vous.

Exemple 3) Le petit Franck en pleure court voir sa maman pour lui dire qu’il a tombé de son vélo et s’est fait mal au genou. Sa mère souffle avec attention – et bienveillance – sur le genou de son rejeton et lui dit : Parti bobo! Le jeune enfant soudainement, sourit, arrête de pleurer, et repart sur son vélo jouer avec hardiesse.

 

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Dans le dernier exemple, la maman du jeune Franck n’a pas fait de miracle ni de la magie. On le sait bien. Mais que s’est-il donc passé? Le jeune enfant a probablement encore mal au genou…, est-ce que la douleur physique serait devenue supportable?  Lorsque vécue – strictement – sur le plan physique et non plus de manière « anticipatoire », alors que laissé à lui-même – soit, juste avant que sa maman intervienne -, un autre type de Douleur s’additionnait à la Douleur Physique une « Douleur d’Anticipation », pourrait-on dire – une Douleur qui serait, elle, non plus juste physique, mais de niveau Psychologique… En y augmentant ainsi l’intensité.

Parfois, la Douleur Physique est tellement intense qu’il est très difficile pour ne pas dire quasiment impossible de faire la distinction entre les deux types de Douleurs. L’une entraînant l’autre. Soit une Douleur physique intense nous plongeant dans une Douleur d’anticipation – donc d’ordre psychologique – qui s’exprimerait intérieurement comme : ça va faire de plus en plus mal, c’est sûr!

Dans le cas du petit Franck, la Douleur d’anticipation a été « stoppée » par l’intervention de sa mère « en le rassurant » que la Douleur physique va demeurer que sur le plan physique…. Le fait d’avoir été rassuré, sécurisé, le petit garçon est en mesure maintenant de « supporter » la Douleur physique pour reprendre son activité ludique.

Alors que l’exemple 2, Johanne n’a pas eu d’intervention de sa maman avec des paroles réconfortantes, pourrait-on dire à la blague. La Douleur d’anticipation faisant son œuvre à tel point qu’elle prend le dessus sur la Douleur physique en tant que telle. Car si elle se refuse d’aller chez le dentiste – de peur de -, sa Douleur physique devient « maintenant » supportable lorsqu’elle la compare à une Douleur plus Grande soit à la Douleur Psychologique – en imagination, bien sûr -, qui, elle, veut prendre de plus en plus place en elle… à chaque fois qu’elle pense aller chez le dentiste le lendemain.

Dans ces deux cas, lorsque les personnes – que ce soit le petit Franck, par l’action « magique » de sa mère ou que ce soit Johanne, par l’action « pseudo-magique » de la pensée d’aller chez le dentiste – lorsqu’ils s’en remettent à la seule Douleur physique, le tout devient supportable. Alors qu’aussitôt qu’on y additionne la Douleur psychologique d’anticipation, le tout devient insupportable.

Alors que dans l’exemple 1, Bernard n’a pas de Douleur physique réelle, bien qu’il se plie en deux de « Douleur ». La « seule » vraie Douleur qu’il l’habite en est une strictement Psychologique. Et encore, elle ne peut être nommée à partir du mot Douleur car elle n’est pas à la source d’une Douleur physique comme dans les deux cas précédents. Franck due à une chute en vélo et Johanne à un abcès. La « cause » de ces deux derniers en est une physique.

Ici, le mot Douleur ne peut être utilisé que sur le plan Physique.

Or, dans le cas de Bernard, la cause initiale en est une « strictement » psychologique. Et n’a rien à voir avec le plan physique.

Une Souffrance d’anticipation si l’on veut être encore plus précis. Il anticipe un avenir « que négatif » avec le départ de sa copine. On peut dire que sur le plan affectif, le départ de sa copine, cette Souffrance – qu’il s’inflige lui-même, on y reviendra – est tellement intense qu’il ne peut s’empêcher de plonger dans un négativisme sans discernement possible. Amplifiant ainsi le deuil, qui lui est, réel.

Car Bernard doit faire le deuil de sa relation avec sa copine. Il passera par la tristesse, la colère, la négation, le marchandage puis, l’acceptation. Les mêmes étapes que pour le décès d’un être cher.

Cependant ce qu’il ajoute au deuil – réel – de sa copine est une Souffrance strictement Psychologique. Ce sur quoi il a de l’emprise. Il n’a pas d’emprise sur le départ de sa copine. Comme pour Franck et Johanne, ils n’ont pas « choisi » la Douleur initiale. Toutefois, Bernard a la possibilité – n’ayant pas de Douleur physique qui en est la cause initiale – de Devenir le Co-Créateur de la situation en n’ajoutant pas de paroles ni de pensées négatives à la situation.

Et en ce sens, nous sommes – bel et bien – des Créateurs de nos vie. Pas de ce qui nous arrive.

Ni Bernard ni Johanne ni le petit Franck, d’ailleurs, n’ont souhaité leur situation initiale. Pour le petit garçon, sa mère est intervenue, l’aidant à mieux « gérer ses pensées », en fait en l’aidant à y mettre un « stop » rapidement ce qui dans le cas contraire aurait pu l’amener à avoir de plus en plus de Douleur causée par la peur générée par des pensées négatives d’anticipation. Pour Johanne, elle n’est pas parvenue à « gérer » le flot de ses pensées négatives au point de ne pas se présenter chez le dentiste comme convenu. Niant le problème, et ce faisant, le niveau d’importance de sa situation en augmente. Car tôt ou tard, son abcès – toujours présent – fera des siennes.

Toutefois, dans tous les cas, ces personnes pouvaient « modifier » le cours de leur histoire, en comprenant bien la dynamique de ces trois états – Douleur physique, Douleur psychologique et Souffrance psychologique – et parvenir à « Gérer » en conséquence leurs pensées afin de demeure « qu’au niveau » du plus bas, soit à la douleur si telle est le cas.

Nous avons toujours la possibilité d’Être Heureux ou Malheureux. C’est à nous d’en décider.

 

Bar_Bamboo

 

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Richard LaChance ©2013-2017. Tous droits réservés

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